Mes 4 meilleurs spots pour la photo animalière au Costa Rica

Le Costa Rica est un pays magnifique pour la photographie de faune sauvage. Malgré sa petite taille, il abrite plus de 6 % de la biodiversité mondiale. Ses écosystèmes variés et accessibles font de ce pays une destination de rêve pour les photographes, du débutant au professionnel.

Depuis plus de 15 ans, je parcours régulièrement le pays, fasciné par sa nature luxuriante. J’y ai commencé en étudiant les oiseaux avec des expéditions scientifiques. Aujourd’hui, j’y guide régulièrement des séjours photo nature avec l’agence Objectif-Nature.

Voici mes 4 spots préférés pour photographier la faune costaricienne.

Un paresseux faisant la sieste surr un cecropia son arbre préféré. Pura Vida.

1.Parc National de Manuel Antonio

Pourquoi photographier ici ? Ce parc situé sur la côte pacifique est l’un des plus photogéniques du pays. Entre plages de sable blanc, falaises escarpées et forêt tropicale dense, les décors sont incroyables. On ce croirait dans le film  « Pirates des Caraïbes »

Faune observable :singes capucins, singes écureuils, paresseux, iguanes, oiseaux tropicaux.


Mon retour d’expérience :C’est un lieu touristique très fréquenté, mais en arrivant tôt, vous pouvez profiter de la forêt en toute tranquillité. Les sentiers sont bien aménagés et permettent de belles rencontres.

Les paysages ici sont époustouflants. La forêt luxuriante se déverse sur des plages paradisiaques.

Le royaume des mapache, ici il y’a une grande densité de ratons laveur et de singes capucin. Habitués à la présence humaine ils n’hésiteront pas à vous dévaliser si vous êtes imprudent. 

Certes le Parc de Manuel Antonio est très fréquenté, mais je pense qu’il reste un incontournable en terme de paysage tropical coté pacifique avec une belle densité de faune sauvages. Soyez malins, pour éviter la foule, partez tôt le matin.

Conseils pratiques

Enfin, n’oubliez pas que les animaux sont des êtres sauvages et que le respect de leur espace et de leur bien-être est crucial. L’éthique en photographie animalière est primordiale, on ne doit pas déranger les animaux juste pour une image ! Évitez de les approcher de trop près ou de les perturber dans leur comportement naturel, et soyez toujours conscient de la façon dont vous interagissez avec eux lorsque vous les photographiez. En connaissant vos sujets et en respectant leur espace, vous pouvez créer des images authentiques et puissantes qui montrent la vie et la beauté des animaux que vous photographiez.

2.Le parc national du Volcan Tenorio

Pourquoi photographier ici ? Le parc national du Volcan Tenorio est réputé pour son fameux Rio Céleste, une rivière d’un bleu turquoise presque irréel. Entre forêt tropicale dense, cascades spectaculaires et sources chaudes naturelles, c’est un décor de conte qui ravira les photographes d »animaux et de paysages. L’ambiance au abord du rio céleste y est magique


Faune observable : singes hurleurs, toucans, motmot à sourcils bleus, coatis, dendrobates, parfois le tapir ce laisse observé aux abords de la rivière.

Mon retour d’expérience : C’est un lieu vraiment féérique et unique avec des chemins sont faciles d’accés. Le rio celeste et bien évidement l’attraction principale mais ce parc est aussi très réputé pour sa richesse ornithologique.

Le Rio Celeste est l’un des rares endroits où la couleur de l’eau est naturellement turquoise. Pour capturer toute son intensité, privilégiez les prises de vue en début ou fin de journée, quand la lumière est plus douce et les contrastes plus marqués.

C’est le lieu parfait pour tester la pose longue sur trépied afin de mettre en valeur la cascade et l’effet soyeux de l’eau turquoise.

Le parc du Volcan Tenorio demande un peu plus d’effort que d’autres sites, mais il offre une expérience unique : photographier une rivière au bleu surnaturel au cœur d’une jungle dense. Préparez-vous à vivre un moment à la fois sportif et féérique.

Conseils pratiques

Pour profiter pleinement de votre expérience au parc du Volcan Tenorio, je vous recommande de séjourner au Tenorio Lodge, situé à proximité du Rio Celeste. Ce lodge écoresponsable a été construit dans le respect de l’environnement, avec une démarche durable (gestion de l’eau, de l’énergie, recyclage).

Les bungalows sont spacieux et ouverts sur la nature, parfaits pour observer les oiseaux tôt le matin depuis votre terrasse. Et cerise sur le gâteau, le lodge est géré par des Français passionnés de photo animalière qui connaissent bien la région et peuvent vous conseiller pour optimiser vos sorties photo.

En plus d’être confortable, c’est un lieu idéal pour rester connecté à la nature tout en préparant vos plus belles images du Rio Celeste et de sa faune.

3.Région de Sarapiqui et la Virgen

Pourquoi photographier ici ? La région de Sarapiquí, et en particulier le secteur de La Virgen, est un véritable paradis pour les photographes de nature. Située dans les contreforts caraïbes, cette zone est couverte d’une forêt tropicale humide luxuriante, parcourue de rivières. Les lodges y sont spécialisés dans l’accueil des photographes et naturalistes, avec des observatoires aménagés et des postes de nourrissage qui permettent d’approcher de très près une faune incroyable.

Faune observable : colibris, tangaras multicolores, toucans, aras verts, grenouilles dendrobates, paresseux, singes hurleurs et une multitude de papillons dont le célèbre morpho bleu.

Mon retour d’expérience :C’est une région où l’on ne s’ennuie jamais. Les oiseaux s’observent facilement depuis les mangeoires et les plateformes aménagées par les lodges, parfait pour tester la photo d’action sur les colibris. Et le soir, quand la forêt s’anime, c’est une véritable immersion dans le monde de l’herpétologie : rainettes, dendrobates et insectes offrent un spectacle fascinant.

Beaucoup de lodges permette d’observer les colibris qui viennent de nourrir du nectar des fleurs environnante (ici un colibri Jacobin mâle)

La région est un hot spot pour les reptiles et amphibien. N’hésitez pas à faire des ballades nocturnes avec un guide spécialisé (ici ne grenouille de verre, sachatamia ilex

Sarapiquí et La Virgen restent pour moi l’un des meilleurs spots du Costa Rica pour combiner photo ornithologique et herpétologique. La proximité de la faune, la richesse des forêts privées et la variété des espèces font de cette région un passage incontournable.

Conseils pratiques

Dans cette région, chaque lodge a sa petite “réserve privée”, souvent aménagée pour l’observation de la faune. C’est un vrai luxe pour le photographe : on peut se lever à l’aube, descendre de sa chambre et déjà se retrouver face aux colibris ou aux toucans. Et le soir, on part avec un guide explorer les zones humides à la recherche des fameuses rainettes aux yeux rouges. Pour quelques jours de séjour, c’est l’endroit idéal pour multiplier les images variées sans avoir à parcourir de longues distances.

4.Parc national de Corcovado

Pourquoi photographier ici ?Situé sur la péninsule d’Osa, le Parc national de Corcovado est souvent décrit comme le joyau du Costa Rica. C’est l’une des zones les plus sauvages et préservées du pays, avec une densité de biodiversité exceptionnelle. Ici, on plonge au cœur d’une jungle primaire entourée de plages désertes, de rivières cristallines. Photographier à Corcovado, c’est se sentir explorateur, loin des foules, face à une nature brute et intacte.

Faune observable : Jaguar et puma (rare mais possible), tapir de Baird, pécaris, singes araignées, aras rouges, crocodiles, fourmiliers, coatis, et une impressionnante variété d’oiseaux tropicaux. Il y’a aussi pas mal de reptile notamment le fer de lance et d’amphibiens.

Mon retour d’expérience : C’est tout simplement mon parc préféré au Costa Rica, ici c’est l’aventure à l’état brut dans une jungle luxuriante remplis d’animaux. On ne sait jamais sur quoi on va tomber mais l’observation très fréquente de tapirs et un vrai bonheur.

Ici le pacifique indompté rencontre les forêts luxuriantes. Un paysage vraiment sauvage ou chaque expéditions transforme en véritable aventure. 

Le tapir de Baird est une des star incontesté du parc, ici ils se laissent observer facilement. Certains chanceux voient parfois des pumas qui fréquentent le parc et ne sont guère farouche.

Corcovado est probablement le parc le plus sauvage du Costa Rica, et un incontournable pour tout photographe naturaliste. On y ressent cette impression rare d’être seul au monde, entouré par une nature à la fois belle et puissante.

Conseils pratiques

Pour explorer Corcovado, deux points d’accès principaux existent : Drake Bay (arrivée en bateau, souvent depuis Sierpe) et Puerto Jiménez (avec une longue marche d’approche depuis La Leona). Le point central du parc est la station de garde de La Sirena, située en plein cœur de la jungle. C’est ici que convergent les groupes de touristes accompagnés de leur guide pour partir en expédition dans la forêt.

Je vous conseille de rester plusieurs jours : un hébergement sommaire mais confortable est proposé sur place, permettant de vivre une immersion totale dans la jungle. C’est la meilleure option pour augmenter vos chances d’observer les grands mammifères comme le tapir, ou même le jaguar. Les levers et couchers de soleil à La Sirena sont des moments magiques où la forêt s’éveille ou s’endort sous vos yeux.

Pour réserver les meilleurs guides, je vous recommande vivement de passer par Surcos Tours. C’est l’agence de mon ami Nito, un guide passionné et expérimenté, qui connaît Corcovado comme sa poche. Avec lui, vous ne vous contentez pas de visiter le parc, vous le vivez vraiment : observation animalière, explications naturalistes, logistique bien rodée… tout est pensé pour que l’aventure soit inoubliable et respectueuse de la nature.

FAQ  

Questions fréquentes sur le Costa Rica

❓Quelle est la meilleure saison pour voyager au Costa Rica ?

La saison sèche (décembre à avril) est la plus populaire : ciel dégagé, routes praticables et conditions idéales pour voyager. Mais c’est aussi la plus touristique et la plus chère.

❓ Y a-t-il un vol direct de Paris vers le Costa Rica ?

👉 Oui, Air France propose un vol direct Paris (CDG) → San José (SJO). La durée est d’environ 10h40, ce qui en fait l’option la plus rapide et confortable.

❓ Quelle focale privilégier pour la photo animalière au Costa Rica ?

Un téléobjectif entre 300 et 600 mm est indispensable pour les oiseaux et mammifères. Pour les amphibiens, reptiles et macro, un 100 mm ou 150 mm macro est recommandé.

❓ Peut-on voyager en avion avec un super téléobjectif (600mmF4 ou 400mmF2.8) ?

👉 Oui, je le fais tout le temps ; mais il faut s’organiser. La plupart des grands blancs passent en cabine si tu as un sac photo adapté.
En safari voiture, pas de souci, mais en trek ou en avion low-cost, ça devient une vraie contrainte.
Dans ces cas, un 100-500mm ou un 200-800mm est beaucoup plus pratique.

❓ Comment protéger son matériel photo dans la jungle ?

Prévoyez une housse anti-pluie, des sachets de silice contre l’humidité et un sac étanche. Le climat est chaud et humide, surtout dans les régions caraïbes.

❓ Est-ce dangereux de sortir son matériel photo dans les parcs ?

Non, le Costa Rica est sûr pour les photographes. Le seul vrai risque est naturel : l’humidité, la pluie et parfois le vol par… les singes capucins, curieux et chapardeurs ! Ceci dit ne laisser jamais votre matériel photo seul dans votre véhicule.

Pour aller plus loin...  

Voici ma galerie d'image sur le Costa Rica

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Maxime Aliaga

Canon Europe Ambassador
ILCP Associate Fellow
Leofoto Ambassador

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